Diagnosteometer v2.1

le Diagnosteometer v2.1 est un goniomètre cervical

Si une thérapie, comme l’ostéopathie, veut tendre vers un statut de profession de santé elle se doit de prouver une certaine efficacité thérapeutique ou ce que d’autres appellent un effet spécifique.

Pour cela elle se doit alors de se doter d’outils qui permettent l’objectivation de cette efficacité thérapeutique. A défaut de récolter de la data elle perd de sa capacité à produire des statistiques et de la recherche dans ce domaine, qui pourrait valider ou invalider certains de ses préceptes comme celui de la dysfonction somatique.

Si nous considérons (un certains nombre d’ostéopathes) que des dysfonctions somatiques puissent avoir un effet délétère sur le système musculosquelettique alors une variation de cette fonction (la mobilité) serait à coup sûr une donnée intéressante à mesurer. Si un arthrosique peut mieux bouger c’est peut-être (?) plus sympa pour sa qualité de vie.

Or quand nous regardons le paysage ostéopathique français, combien de nos 34k ostéopathes sont équipés d’un outil qui puisse mesurer la mobilité ? Assurément très peu. Peut-être le plus courant est-ce un mètre de couturière pour “vérifier”, plus qu’approximativement, une jambe courte, ce qui est loin vous en conviendrez d’une mesure de la mobilité dynamique.

Ce manque de capacité entrave gravement la recherche, car elle empêche le développement des “perso/pseudo/petites/pilot-recherches”. Ces perso/pseudo/petite/pilot-recherches, de moins bonne qualité sont importantes car elles peuvent servir de terreau fertile à l’émergence de meilleures approches thérapeutiques. Pas étonnant alors que la recherche soit laquante *. Il est alors normal que des “scientifiques” puissent être en proie à leurs biais cognitifs en considérant que l’absence de preuve est une absence d’efficacité, là où cette absence serait juste l’expression d’une absence physique de données collectées.

Mais ça c’était hier.

Aujourd’hui nous avons le DIAGNOSTEOMETER V2.1

Diagnosteometer

Diagnosteometer v2.1 modèle “Brazil”

Ce prototype de 110 cm3 & 110g peut véritablement apporter beaucoup “d’énergie” (j’insiste sur les “”) à l’ostéopathie avec je l’espère un bilan carbone pas trop important comparé au service rendu (même si pour cela je devrais consulter Jancovici !)

Il est développé dans sa deuxième version (en fait sa quatrième). Dans cette nouvelle version il peut se targuer d’améliorations significatives de part :

  1. Sa meilleure précision
  2. Sa diminution de taille
  3. Sa meilleure polyvalence
  4. Son look un peu moins outils de mission impossible des années 60
  5. Sa reproductabilité, updatabilité et réparabilité

Le Diagnosteometer V2.1 offre une mesure précise (+/- 2°)** des angles dans les 3 plans de l’espace permettant ainsi d’objectiver à l’instant “t” la mobilité d’une articulation ou d’un groupement articulaire.

Sa fonction première est la mesure de la mobilité cervicale mais il peut aussi être facilement adapté à d’autres régions du corps. Il devient alors un jeu d’enfant de mesurer avec précision la mobilité articulaire d’un patient et de produire des recherches en quantité dans des écoles, pour voir si chaque technique ostéopathique est dénuée d’effet spécifique, ou si des combinaisons spatio-temporelles de ces techniques sont plus efficaces que d’autres sur le gain de mobilité +/- durable en fonction des symptomatologies.

Ces très nombreuses recherches provenant du “terrain”  courtes, simples dont le standard peut évoluer, permettraient peut-être ainsi d’offrir des données plus objectivables que des recherches sérieuses qui durent 10ans, se basant en majeure partie sur la subjectivité des participants. ***

WARNING !

“With Great Power comes Great Responsability”

Attention cependant à l’interprétation des données issues de cet outil, évidemment. Outre son approximation relative de par son statut de prototype, ce n’est pas parce qu’il y a gain objectivable que celui-ci est durable, en lien avec une moindre douleur, que le patient se “soigne” plus rapidement…

Cependant dans son contexte, une amélioration de la mobilité articulaire pourrait bien être une preuve de l’effet spécifique de l’ostéopathie. Et peut-être permettre ainsi de faire remonter des approches thérapeutiques apportant plus d’amélioration fonctionnelle qu’un “traitement standard ostéopathique” virtuellement inefficace.

Même si il ne peut qu’être recommandé d’essayer d’objectiver son efficacité thérapeutique, je me permets encore une fois d’insister gravement  sur la précaution à prendre quant à l’interprétation des gains de mobilités qui pourraient être objectivés. Car on pourrait alors facilement tomber dans le côté obscur du pseudo-scientifisme. Un exemple flagrant serait dans l’utilisation de cet outil dans “l’objectivation” du “Power Balance” et du gain supposé de flexibilité que celui-ci conférerait…

Aussi à tout étudiant qui voudrait utiliser cet outil pour vérifier une routine thérapeutique sur la mobilité cervicale, coxofémorale, glénohumérale (…), prenez le temps dans votre mémoire de mesurer la fiabilité de votre outil et d’y inclure un groupe comparatif pour relativiser vos résultats.

 

La philosophie du Diagnosteometer vous tente ?

 

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*il me semble que cette adjectif n’existe pas ; peut-être que la gente féminine par sa perfection ne puisse manquer de rien ?
** Ce qui doit encore être évalué/validé scientifiquement en l’échange de quelques milliers d’euros, mais nous y reviendrons plus tard
***Oh elle était basse celle-là, je sais, mais je ne pouvais pas m’en empêcher…