L’arthrose c’est l’usure d’une articulation. Elle survient généralement à partir de 50 ans et peu toucher n’importe quelle et plusieurs articulations à la fois.

Voici un bref descriptif du phénomène arthrosique:

Un stress mécanique répétitif sur une articulation va doucement éroder les cartilages qui la protègent. Une diminution de la capacité de glissement et d’absorption de ces cartilages va augmenter d’autant plus leur usure. Une fois ces cartilages altérés, les pressions sur les surfaces articulaires vont augmenter. Afin de limiter ces pressions, les articulations vont augmenter leur surface de contact. De petits “becs de perroquets” osseux
vont apparaître sur le pourtour de l’articulation. Cette extra-surface articulaire va irriter la capsule  (mal au dos par ex) et limiter d’autant plus la mobilité articulaire (raideur). Cette raideur va diminué la mobilité du bassin et du dos en général.

La plupart des articulations touchées sont les articulations porteuses (genoux, hanches, lombaires) ce qui laisse suggérer que le rôle mécanique est très important, mais d’autres articulations comme les cervicales peuvent aussi être atteintes.

Certaines atteintes articulaires passées (traumatiques, pathologique) semblent précipiter le phénomène arthrosique, d’où l’importance de ramener  de la mobilité à ces dysfonctions somatiques.

L’arthrose est-elle douloureuse ? Oui serait la réponse la plus professionnellement acceptable. Son caractère visuel (radiographie) peut facilement servir de cause pour expliquer la douleur à un patient.

De mon point de vu imputer l’arthrose comme cause à une douleur est un peu trop facile et permet à bon nombre de practiciens de se laver les mains vu le caractère dégénératif du phénomène. “Il n’y a rien à faire, c’est de l’arthrose…”. Son caractère visuel est impressionnant et nous donne le sentiment que  “arthrose” est synonyme de “douleur”.

NON! L’ Arthrose n’est pas forcément synonyme de douleur. NON ! il n’y a pas rien à faire. Et NON ! vous n’êtes pas condamnés à user d’anti-inflammmatoires jusqu’à la fin de votre vie.

La veille de la déclaration de votre douleur aviez-vous mal ? non. peut-être occasionnellement. Ce jour-là si une radio était effectuée, pensez-vous que l’on y verrait de l’arthrose ? OUI. Arthrose est-elle synonyme de douleur ? Non.

En fait je serais même prêt à parier que le ratio d’articulation arthrosique non douloureuse et d’articulation arthrosique douloureuse avoisinnerait 40:1.

Maintenant que l’on dise que l’arthrose diminue le corps à pouvoir compenser mécaniquement : oui.


Que l’arthrose est un facteur précipitateur de douleur, certainement. Que l’arthrose ralentisse la capacité du corps à sortir d’une crise aiguë, certainement. Et dans les atteintes sévères qu’elle cause et maintienne une douleur, prédispose à une sciatique ou à une cruralgie certainement aussi. Mais avant d’en arriver à que l’arthrose soit la seul explication de votre douleur et que vous êtes à un point de non retour, plusieurs approches peuvent être explorer afin de réduire le nombre de crise, d’améliorer le confort quotidien et de retarder ce fameux point de non retour.

Retour vers mal de dos:

Petit rappel anatomique:

L’importance de la mobilité du bassin:

L’importance des courbes de la colonne vertébrale:

L’influence de la dysfonction somatique:

L’arthrose:

Les hernies discales:

Les irritations nerveuses (sciatique & cruralgie):

Exemple de différentes causes de lumbago d’un point de vue ostéopathique: